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Tour de France

Rotterdam, suivez le guidon !

A chaque touriste débarquant à Rotterdam, on fiche entre les mains une bicyclette, avec un principe de freinage par rétro-pédalage, ce qui lui garantit la gamelle à plus ou moins long terme. Cela n’en reste pas moins la meilleure façon de découvrir cheveux au vent le premier port européen, devenu un véritable creuset d’architecture contemporaine depuis sa reconstruction après la guerre. Et si les cyclistes du Tour de France, qui s’élanceront de Rotterdam le 3 juillet 2010, prennent la peine, dans leur première course contre la montre de 9 km, de lever le nez du guidon, ils apprécieront les symboles architecturaux de chaque décennie. Comme les « maisons arbres » de Piet Blom, de drôles d’habitations en forme de cubes posés sur la pointe d’un angle, ou la nouvelle Ecole de Marine, au profil de périscope géant, dans le dernier quartier de friches industrielles du Lloydkwartier, ou encore le délicieux hôtel-restaurant New York, installé dans l’ancien siège de la compagnie maritime Holland Amerika Lijn. La presqu’île de Kop van Zuid, c’est le Manhattan de Rotterdam avec ses buildings dernier cri, dont le « Montevideo », fulgurante tour tricolore où pointe le rosé de la brique, l’immeuble en verre de Norman Foster et, illuminée de loupiotes vertes, la tour de Renzo Piano, radicalement de guingois. Car à Rotterdam les architectes développent un penchant certain pour les immeubles inclinés ! Nos cyclistes pressés feront sans doute l’impasse sur le Kunsthal, l’un des plus beaux musées de Rotterdam, dessiné avec force béton brut par la star des architectes hollandais, Rem Koolhaas. L’ensemble est à admirer du haut de l’Euromast, nacelle de verre accrochée à un mat de 185 m de hauteur. Ce qui suppose toutefois de mettre pied à terre et d’abandonner sa bécane au pied de l’ascenseur.
 
 

 


Contact Valérie APPERT


" Paris Journal " : un quartier pour la presse

De la fin du Second Empire jusqu’aux années 1980, la presse a pris possession à Paris d’un petit périmètre de 2 km2, autour des Grands Boulevards, à cheval entre le 2ème et le 9ème arrondissements : dans ce territoire privilégié, les fameux « hôtels de presse », immeubles haussmanniens construits spécialement pour les grands quotidiens (« Le Monde » rue des Italiens, « L’Equipe » rue du Faubourg-Montmartre…), y condensaient tout ce que la presse comprenait de métiers divers, rédaction, imprimerie, administration…

Les sous-sols abritaient les rotatives et les linotypes, les halls accueillaient le public venu consulter les annonces, Le Figaro disposait de sa salle de bal et le Petit Journal d’une salle de spectacle !

 
C’est cette vie effervescente, ce mélange social dans un quartier où se croisaient journalistes, ouvriers, riches patrons de presse, porteurs, crieurs et kiosquiers, que raconte en photos et en archives l’exposition « Paris Journal ». Tout cela relève d’une époque où la presse informait tout en lançant ses propres manifestations, sportives ou culturelles. Proche de son public, ouverte sur le quartier, elle témoignait alors d’une belle vitalité.
 
 

Mairie du 9e arrondissement-Salle du Conseil,
6, rue Drouot, Paris 9e.Métro : Richelieu-Drouot.
Jusqu’au 21 août 2010. Du lundi au vendredi de 9h à 17h, nocturne le jeudi jusqu’à 19 h 30, le samedi de 9h à 12h30. Entrée libre.
Dans le cadre de l’exposition, une table ronde le 29 juin, animée par Patrick Eveno (Salle Rossini)  : « Crise et renouveau de la presse ».


Contact presse : Damien Steffan - Tel: 01 42 76 49 61

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 Sahara, marche avec moi
Simon et Lakhdar Khellaoui
 
" C'était une année où il a plu pas mal, c'était l'été au Niger, à Iffarouane. On était dans un oued, il y avait pas mal d'accacias, et j'étais dans les bras de ma mère. J'avais quatre cinq ans, je me rappelle comme si c'était hier."

J'ai immédiatement eu un coup de cœur pour ce livre, pas seulement parce qu'il parle du désert, mais pour ce qu'il est, deux témoignages enchevêtrés, deux regards qui se rencontrent, celui du voyageur et celui de l'autochtone. Je pourrais dire aussi deux expériences du monde, celle du Nord et celle du Sud. D'abord, il y a Simon. Né en 1961, il est écrivain, peintre et voyageur. Il a réalisé ce carnet  lors de deux marches en Algérie. Ensuite, il y a Lakhdar Khellaoui, un guide Touareg né au Niger en 1959. Il raconte son errance qui est aussi celle de son peuple. Les campements de son enfance, les dernières razzias, son service militaire sur le Front Polisario, sa vie cachée à Paris et enfin sa vie actuelle de citoyen de l'entre d'eux, le nomadisme et la sédendarité, l'ici et l'ailleurs... nourrissent son récit. Alors bien sûr, il faut feuilleter ce livre pour le plaisir de découvrir les aquarelles de Simon mais aussi lire le texte. Lakhdar Khellaoui est aujourd'hui responsable du secteur saharien à Nomade Aventure. Bravo à l'agence qui a soutenu ce projet.
Danièle Boone

Editions Alternatives, 31x21,8 cm, 160 pages, 35 €


Contact presse : Anne GERY - Tel: 04 50 47 24 61

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Y viva Margarita !

Manger « solidarité Tex-Mex », c’est possible ! Le 14 mai dernier pour le cocktail du vernissage de l’expo des photographes de l’AJT à l’Appart,
l’AJT a choisi un traiteur pas
comme les autres !
 
    Corina y Zhora en pleine installation d’ un cocktail


- Allo
 - Bonyour trétor Amulp Margarita .
Il suffit d’une simple phrase, de cette pointe d’accent, pour être convaincu en son fort intérieur que l’on a fait le bon choix. Le bon numéro. Que ça va forcément être bon sur tous les plans. Disons simplement authentique. Comme cette voix qui vient de nous répondre à l’autre bout du combiné. Elle, c’est Corina. Elle est uruguayenne tout  comme Lydia son acolyte de toujours. Après un séjour dans les geôles de leur pays dans les années 1970, elles réussissent à  fuir la dictature militaire. Elles ont alors 35 ans et se retrouvent réfugiées politiques en France, seules, avec leurs enfants. Avec pour seule arme, leur volonté et l’obligation de s’en sortir par tous les moyens, de saisir tous les petits boulots qui se présentent. Elles s’initient alors à la cuisine dans un restaurant coopératif latino-américain de Paris. Elles n’en oublient pas pour autant le pays et fondent en 1984, l’AMULP, l’Association des Femmes Uruguayennes Lourdes Pintos, du nom d’une militante morte en Uruguay pour avoir défendu les droits des coupeurs de canne à sucre. Elles entendent ainsi, d’une part, alerter l’opinion française sur la réalité politique de leur pays et, d’autre part aider dans la mesure de leurs possibilités les plus défavorisés en Uruguay.

Le lien qu’elles ont su tisser entre leur terre d’origine et leur patrie d’adoption est à la mesure de leurs convictions. Solide et fort.Leur fierté : le autobus polyclinique qui circulait dans les quartiers pauvres de Montevideo. A droite: visite dans l’une des garderie à Montevideo qui a vu le jour grâce à Amulp  Margarita


Elles se mettent à confectionner et à vendre de–ci, de-là à des associations de quartier, des plats typiques de leur pays afin de financer l’envoi de médicament et de vêtements. « Notre objectif était de répondre aux besoins de santé publique de la population uruguayenne » explique Corina, le regard volontaire.
Une bonne nouvelle en 1985 : le bruit des bottes s’éloignent et la dictature tombe.
Mais Lydia et Corina décident quant à elles de rester. Elles serviront tout aussi bien leur pays en France. Et comme leur talent de cuisinière  commence à être reconnu, elles se lancent dans l’aventure du service traiteur. Margarita voit le jour ! Tout va très vite. Emmaüs leur prête un local. Présenté à la préfecture de Seine-Saint-Denis, leur projet devient pilote. Cela signifie des aides financières pour l’achat d’un véhicule. Leur carte s’étoffe et leur cahier de commande tout autant ! Le bouche à oreille fait le reste.



Empanadilla, tacos, guacamole, brochette de viande... Si elles ont décidé de régaler les Français,
c’est pour aider les bidonvilles de Montevidéo



Des particuliers, aux collectivités, mairies, centre culturel, la maison de l’Amérique latine à Paris, les buffets de Margarita remportent un  franc succès !
« Epicé mais pas piquant » pouvait-on entendre entre deux bouchées. « Humm, c’est goûteux et finement composé ! » commentait l’un des invités à un autre. C’était le 14 mai dernier au cocktail de l’AJT pour le vernissage de l’expo des photographes de l’AJT à l’Appart. Notre objectif était de se régaler certes mais de vous faire découvrir ce service de traiteur « intelligent ». C’est aussi ça notre association : pouvoir échanger nos  expériences, nos bonnes adresses

Car à l’heure des bilans ! Aujourd’hui, en plus d’assurer le salaire de 6 permanents, l’association AMULP  peut s’enorgueillir de la création de cinq dispensaires, reconnus par le ministère de la santé publique, et de cinq garderies pour enfant de 2 à 7 ans. Elles ont réussi à faire circuler un autobus équipé à la fois en centre mobile de dépistage des cancers et en clinique dentaire dans les bidonvilles de Montevideo. « L’autobus n’existe plus  mais on continue notre aide économique aux dispensaires. Et nous avons en projet une autre crèche et une halte-garderie ». Oui,  20 ans ont passé ! Mais le regard de Corina reste toujours aussi volontaire !
Marie-France Parra

Contact : Margarita, Le Service Traiteur de l’AMULP
17, ch. de Roissy en France logt. 590
Aulnay sous bois 93600    
Tel. 01 48 68 47 46
E-mail: AAmulp@aol.com

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